Les
transports urbains sont apparus tardivement
dans l'histoire, car les distances à
parcourir en ville restèrent longtemps
faibles, et relevaient de la marche à
pied ou du cheval. Les transports, autres qu'à
pied, commencèrent par le transport privé,
puis apparurent les transports publics de louage,
enfin les services de transports en commun.
On note dès l'époque romaine l'utilisation
de chars privés en ville qui disparaîtra
pour plusieurs siècles.
Les transports de ville à ville qui précédèrent
les transports urbains n'ont pas échappé
à cette trilogie. Il faut remarquer que
l'un n'a pas chassé l'autre et qu'existe
toujours ces trois modes qui se livrent une
réelle concurrence.
C'est sous Louis XI qu'apparaît le transport
public interurbain avec la création du
Service royal de la poste, dont les coches acheminent
le courrier et transportent des voyageurs payant
leur place.
La voie fluviale
utilisée de longue date pour les marchandises,
s'ouvre au transport des personnes avec la mise
en service de coches d'eau au XV° siècle
: si le courant suffit à faire descendre
ces grandes barques, il faut encore recourir
à la traction animale pour remonter rivières
et fleuves.
Au début
du XVI° siècle, le réseau
routier français s'améliore et
des services réguliers de transport par
grands chariots inconfortables et lents permettent
de relier les grandes villes entre elles et
à la capitale, mais il faut une dizaine
de jours pour aller de Paris à Lyon.
A la fin du XV° siècle, un véhicule
plus confortable que les coches apparaît
: la diligence. Les services seront encore améliorés
grâce à Colbert qui établit
un classement des routes, définit leur
largeur et crée un budget pour leur entretien.
Mais Ce sont la machine à vapeur et les
chemins de fer qui vont, au XIX° siècle,
révolutionner le transport en commun.
Pour ce qui est des transports urbains, jusqu'au
XIII° siècle, il n'y avait guère
que la circulation à cheval, dans les
ruelles médiévales étroites,
qui concurrençait la marche à
pied. Mais les nobles commencèrent à
utiliser des chars tant et si bien que Philippe
le Bel dut en limiter l'usage. Puis vinrent
les carrosses que seuls quelques nobles privilégiés
avaient le droit d'utiliser.
Un premier service
public fut celui des chaises à porteurs
de louage. Elles préfiguraient les fiacres
qui apparaîtront à l'initiative
du sieur SAUVAGE : ses "voitures de place"
stationnaient à l'origine rue Saint-Martin,
face à la rue de Montmorency, devant
un hôtel portant l'enseigne Saint-Fiacre,
d'où le nom de fiacres subsistant au
cours du temps.
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