Tramway:
rail en ville, de l’Anglais : «
Tram » veut dire Brancard, Barre, Rail.
Et « way » veut dire Chemin, route.
L’histoire
du rail a commencé depuis le XVIe siècle,
il était utilisé depuis de longs
siècles dans les mines et carrières.
Dans le premier tiers du XIXe siècle,
les chemins de fer, à chevaux ou à
vapeur, ouverts ou non aux voyageurs, commencent
à se développer dans les pays
industrialisés, en Europe, Angleterre,
Allemagne, Belgique, France et aux Etats Unis.
Le rail offre une très faible résistance
au roulement. Mettre sur rails les omnibus à
chevaux des villes économiserait l'énergie,
améliorerait le rendement et donnerait
un peu plus de confort aux passagers.
Les premiers tramways apparurent aux Etats-Unis,
commençant par la ligne de New YorK à
Harlem en 1832 et ensuite la ligne de la nouvelle
Orléans en 1834.
Mais les rails
en U saillants sur les chaussées des
rues constituaient une gêne grave et occasionnaient
des accidents jusqu'à l'introduction
à New York du rail à gorge vers
1950.
En 1852, un français Alphonse Loubat
obtient un brevet d'invention "pour un
système de chemin de fer à ornière
et à rail rentrant". Ce système
est un peu différent de celui de New-York
puisqu'il ne comporte aucune saillie.
En novembre 1853 à Paris, une ligne d'essai
de 2000m de "chemin de fer américain"
est inaugurée sur le Cours La Reine à
l'occasion de l'Exposition universelle.
A partir de cette année-là, les
tramways se répandent dans le monde :
Londres, Berlin, Paris etc.
Il s'agit dans tous les cas de véhicules
hippomobiles dont la vitesse et le confort sont
sensiblement supérieurs à ceux
des omnibus utilisés durant la même
période. Cependant, leur exploitation
reste très onéreuse et les exploitants
vont expérimenter la traction mécanique.
On peut voir au Musée Henri Malartre
de Rochetaillée près de Lyon un
tramway à chevaux de Lyon à impériale.
A partir de 1875, se développeront plusieurs
systèmes de mécanisation, sans
que pour autant disparaisse la traction animale.
Paris verra en 1913 la disparition de ses derniers
omnibus et tramways à chevaux et en 1914
celle de ses derniers tramways à air
comprimé et à vapeur. En 1888
les Etats-Unis sont arrivés à
construire des véhicules électriques
dont certains éléments se retrouveront
dans le monde entier pendant une cinquantaine
d'années. C'est le cas, en particulier,
des moteurs de traction direct à courant
continu ainsi que de leur dispositif de commande
et de réglage, le "controller".
Ces moteurs sont dits "suspendus par le
nez". Ils sont fixés d'une part
sur le chassis et reposent d'autre part, directement
ou par l'intermédiaire d'engrenages,
sur l'essieu moteur.

En 1890, Clermont-Ferrand
inaugure le premier tramway électrique
français. Baptisé "Wattman",
il est un des derniers trams à être
installé en France et bénéficie
ainsi d'une toute nouvelle invention : la traction
électrique par câble aérien.
La première ligne rallie Montferrand
à Royat. Le tramway clermontois cessera
de rouler en 1956 pour laisser place à
l'autobus.
Le problème majeur reste celui de l'alimentation
en énergie :
• la production
et le transport du courant électrique
sont à l'état embryonnaire;
• Les dispositifs aériens de captation
sont lourds et inélégants : navette
enserrant les câbles d'alimentation.
Les USA et la
Grande-Bretagne, comme la France suppriment
leur réseaux de tramways.
Il faudra attendre le début des années
1980 pour voir renaître timidement dans
ces pays quelques lignes de tramways modernes.
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