L'infrastructure
est linéaire pour les transports terrestres
(route, voie ferrée, voie d'eau) ou ponctuelle
dans le cas des transports aériens (aéroports,
balises) et maritimes (ports). Pour le transport
de personnes, les véhicules sont séparés
(autobus et automobiles, autorails, avions,
bateaux), ou bien regroupés en rames
(chemins de fer et autres transports guidés
sur infrastructure continue). Le transport de
voyageurs peut s'effectuer de manière
individuelle ou collective (transports en commun).
Le premier s'opère sous une forme privée
à l'aide de véhicules individuels
(en fait faiblement collectifs : automobiles,
avions de tourisme ou d'affaires, bateaux privés).
Le second, au contraire, apparu avec la révolution
industrielle du XIXe siècle (navires
à vapeur et chemins de fer depuis le
XIXe siècle, autocars puis compagnies
aériennes au XXe siècle) fait
appel à des entreprises de transports
en commun utilisant un parc (voie ferrée,
route) ou une flotte (transports aériens
ou maritimes) de véhicules collectifs.
Ces entreprises peuvent être de statut
privé (cas le plus général)
ou public, disposant souvent dans ce cas d'un
monopole modal à l'intérieur des
frontières, surtout en Europe avant la
déréglementation introduite dans
les années 1990 par l'Union européenne
(réseaux ferroviaires et compagnies aériennes).
De nos jours, les transports de personnes (voyageurs)
et les transports de marchandises (fret), plus
ou moins confondus jusqu'à une époque
récente, constituent deux systèmes
de plus en plus indépendants, même
s'ils utilisent parfois les mêmes infrastructures
et — plus rarement — les mêmes
véhicules. L'ensemble des opérations
de transport de fret, ainsi que tous les services
impliqués dans la réception, la
livraison et la manutention des biens pour que
ceux-ci soient livrés au moment voulu
chez le destinataire constitue la logistique.
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